PERTHES (Jeudi)

Publié le par Rando'Ball

Dernière rando de la saison

11 participants,  après avoir donné les règles de sécurités et de distanciations  pour cette rando nous divaguerons sur  des chemins autant que possible assez large pour le respect des distances enfin presque car ce n’est pas facile et pas très convivial.

Depuis le parking de Barbizon à l’entrée de la forêt de Fontainebleau nous allons partir pour une vingtaine de kilomètres et en fonction du bon train des randonneurs et de leur état de fatigue nous allongerons ou raccourcirons celle-ci.

Le premier chemin appelé «  l’allée aux vaches » est due au fait qu’au 19ème siècle avant l’évolution que l’on connait de Barbizon, il y avait des fermes et les paysans menaient praires  leurs vaches. Ce ne fut que quelques années plus tard que les peintres et sculpteurs se sont installés

En l849, c'est le choléra qui s'abat sur les parisiens. Les peintres Millet et Jacque fuient à Barbizon pour en protéger leurs enfants. Jacque écrit : " C'était dans le fort du choléra de 1849. Nous fûmes tellement impressionnés par les files de corbillards qui encombraient les rues et les cercueils garnissant les portes des maisons (les cercueils d'enfants surtout) que l'idée nous vint de fuir Paris. "
En 1870, Napoléon III déclare la guerre aux Prussiens. La défaite de Sedan laissera derrière elle 20 000 tués ou blessés. Le peintre Bazille qui séjourna avec Monet aux environs de notre forêt et le fils du peintre Diaz (l'un des trois piliers de Barbizon) y perdront la vie. Paris, assiégé et bombardé, connaitra encore une répression de la Commune (1871). Le peintre Courbet qui fréquenta la forêt de Fontainebleau, sera emprisonné, accusé d'avoir contribué au démantèlement de la colonne Vendôme (symbole des victoires napoléoniennes) et devra s'exiler.
Ce contexte politique, économique et social suscite le besoin de s'évader de la ville (où les loyers sont de surcroit devenus trop chers), d'aller se ressourcer dans un endroit calme, 1oin de cette société matérialiste et de ses combats sanglants. Que rêver de mieux que la forêt primordiale pour s’ensauvager.

 

Sur le bord du chemin Domi nous fait remarquer un arbre magnifique, il s’agit d’un chêne  de 200 ans avec une circonférence de 3,15m, et il a été baptisé Chêne Charlemagne.

 

Nous traversons la réserve biologique dirigée de Cuvier Chatillon. A la sortie de cette zone je tourne à droite quelques mètres plus loin j’ai fait fausse route je contrains le groupe à faire demi-tour ce qui entraine des ricanements de mes amis randonneurs. Ils sont moqueurs…..

Nous suivons le chemin borné, ses bornes servent à délimiter un territoire ou à indiquer une distance.  Les plus anciennes bornes françaises ont commencées à être installées à l’époque romaine. Sur le territoire de Chailly-en-Bière les seules bornes significatives sont celles installées en 1750 pour délimiter la forêt de Fontainebleau

Sortis de la forêt, la plaine de Chailly s’ouvre devant nous une plaine maraichère, salades, navets, oignons, pommes de terre et autres

 

Aux alentours de 1750, Paris est un gros bourg au milieu de la Campagne. Une population en constante croissance attire des « jardiniers » venant de la Province, désireux de s’installer au plus près de la clientèle. De nombreux monastères, couvents et établissements religieux ainsi qu’une noblesse terrienne possèdent la terre, et les nouveaux arrivants leur louent des parcelles à l’intérieur des remparts.

L’urbanisation de Paris commence et la ville va subir des mues successives qui obligeront les jardiniers maraîchers à se déplacer vers la périphérie au-delà des remparts qui se sont érigés au fil du temps. Pas moins de sept remparts ou fortifications s’élèveront successivement les dernières en date « les Fortifs » furent ordonnées par Thiers.

La suite en cliquant sur http://www.mairie-chailly-en-biere.fr/?page_id=1537 et aussi

http://www.mairie-chailly-en-biere.fr/?page_id=1703 c’est passionnant à lire

Première pose de la matinée devant l’église de Chailly

L’église qui surmonte Chailly-en-Bière du haut de son tertre date du XIIème siècle.

Collation terminée direction Perthes. J’en profite pour faire une photo de la borne commémorative indiquant le passage de Patton pour libérer Paris et je la décris

 

12 h 30 nous trouvons un coin tranquille en dehors de la ville pour déjeuner, chacun s’installe et  la valse des bouchons  commence, Jean …… souhaite fêter son anniversaire et offre l’apéro.

Il est 13 h 15 on redémarre doucettement, nous prenons la direction de Cély et longeons  les grands murs du château. De nouveau nous traversons les maraîchages de la plaine de Chailly et arrivons à l’entrée de Barbizon

 

Barbizon est un des endroits mythiques de la peinture pré-impressionniste en France. Dès 1830, ce qui était encore un hameau de bûcherons accueillera en effet à l’auberge Ganne, tous les peintres qui viennent chercher l’inspiration auprès de la nature intacte. Plus tard, ils partagent leurs séjours entre Barbizon et Chailly-en-Bière, trouvant leurs sujets dans la campagne ou la forêt de Fontainebleau toute proche

Nous finirons cette randonnée à travers Barbizon animés et surtout à une terrasse pour y boire le dernier pot de l’année en espérant de ce revoir tous en bonne santé pour notre prochaine saison.

Merci à mon serre-file DOMI et aux participants de cette belle journée.

PERTHES (Jeudi)
PERTHES (Jeudi)
PERTHES (Jeudi)
PERTHES (Jeudi)
PERTHES (Jeudi)
PERTHES (Jeudi)
PERTHES (Jeudi)

Publié dans Randos 2019-2020

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